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Quoi de Neuf : Solibad, Mercato, Mondiaux

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Salut,

Voilà bien longtemps que j'avais pas pris la parole ! Alors quoi de neuf dans la planète bad ces derniers temps ?

Tout d'abord Solibad a connu ces derniers jours un joli succès pour sa 1ère flashmob qui s'est déroulée à Paris et dans plusieurs grandes villes de province et même à La Réunion. A Paris, Pi Hongyan, Matthieu Lo Ying Ping, Marina Morales ou encore Raphael Sachétat, piliers de l'association nous ont donné un aperçu de leurs talents de danseurs, une raquette de bad à la main. Faut dire que la chorégraphie était basée sur les shadow, nettement pratiquée lors des entrainements, alors çà aide...

L'association, qui vise à aider des projets de développements en Asie notamment, continue son envol. Les tournois estampillés Solibad sont de plus en plus nombreux, ce qui prouve que la solidarité peut exister dans le sport. Le bad sera-t-il le seul à jouer la solidarité avec les populations en difficultés ? Espérons que non. Souhaitons que Raph ait ouvert la voie à une solidarité sportive de plus grande envergure. Retour sur ce qui s'est passé le 1er juin dernier tout près de la Tour Eiffel...

En France, la saison de badminton se termine. Les championnats de France jeune et vétérans ont livré leurs verdicts et chacun, dans son club, pense aux prochaines vacances. D'autres sont en revanche en  plein mercato ! Et il faut dire que le millésime 2010 est l'un des plus actifs. En quelques jours, les rumeurs vont bon train et certains joueurs ou joueuses sont déjà confirmés ici et là.

Le badminton commence à voir arriver l'argent et les joueurs les plus en vogue, recoivent souvent plusieurs offres de la part de clubs dont les moyens financiers sont en hausse. Quand on voit ce que l'argent donne dans certains sports (le foot par exemple), on peut raisonnablement se demander si c'est une bonne chose. L'avenir le dira... En tout cas, si le mercato vous intéresse, rendez-vous sur notre le site de notre partenaire "infos" Badzine.

Pour finir, le compte à rebours continue pour les Championnats du Monde de Paris. Dans un peu plus de 2 mois, le rendez-vous international débarque dans la captale avec toutes les stars mondiales. Travail oblige, je verrais tout celà de loin. Dommage, ce sera pour une prochaine fois...

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Le bad ne paie pas ou trop peu

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L'idée de parler de ce que peuvent gagner nos meilleurs représentants a germé suite un récent article du Monde qui avait demandé à Pi Hongyan et Laura Choinet ce qu'elles gagnaient en jouant au bad.

Ce matin, j'ai entendu que Luis Fernandez allait toucher 400 000 € pour entrainer l'équipe d'Israel. Un montant astronomique qui choque pas mal d'entre nous mais le foot est connu pour son tro plein d'argent dépensé à tort et à travers. En ce qui concerne le bad on est bien loin des sommes engrengées dans le tennis surtout quand on ne fait pas partie du top 10 international. Pour les tournois super series (il y en a 12 chaque saison), la dotation minimum est de 200 000 $. Mais c'est pas ce que touche le vainqueur du simple hommes. En réalité il touche 16 ooo $, sa confrère chez les dames 13 800 $. Et oui, il y a tout un barème expliqué dans le tableau ci-dessous.

Tour Simple homme Simple dame Double hommes Double dames Double mixte
Champion 8% 6.9% 7.2% 6.1% 5.8%
Finaliste 3.2% 2.76% 2.88% 2.44% 2.2%
Demi-finales 1.28% 1.1% 1.15% 0.975% 0.875%
Quarts de finale 0.5% 0.44% 0.5% 0.5 0.5
Après 16e de finale 0.3% 0.25% 0.4% 0.4% 0.35%
Après 32e de finale 0.15% 0.3% 0.3% 0.3% 0.25%

Pour les tournois internationaux du style "grand prix" la prime à se partager se situe aux alentours de 120 000 $, alors à moins d'être dans le top 10, il faut pas s'attendre à pouvoir dépenser sans compter. D'où l'indispensable chasse aux sponsors. Mais le bad étant peu présente dans les médias, les sponsors ne se bousculent pas. Et tant que l'anomymat du bad perdurera sur le territoire, on n'en sortira pas ! On s'en aperçoit quand on recherche des partenaires pour son club de bad.

Dans son interview, Pi Hongyan évoquait ce que ses sponsors ou son club lui apportait. On peut pas parler de contrat en or, c'est sûr ! 500 € par mois pour Babolat, son équipementier, mois de 1 000 € pour Bordeaux St Bruno. Avec les primes glanées çà et là en tournois, pas de quoi faire des folies d'où la necessité de préparer "l'après bad". Laura Choinet, qui termine ses études de kiné l'a bien compris. Pour un badiste, même de haut niveau, il est impératif d'avoir un métier à côté. Le bad ne paie pas ou pas encore ! Peut-être faut-il plus de performances Françaises. Car mis à part Pi Hongyan, le bad Français doit encore percer...

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A petits pas ou à reculons !

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Il n'y pas si longtemps on apprenait avec regret que le Volant d'Or baissait le rideau après 30 ans de bons et loyaux services. Deuxième tournoi majeur sur le territoire Français après l'Open de France labelisé entre temps Super Séries, il necessitait comme les Internationaux de France toujours plus de moyens financiers. Pas facile de faire venir les meilleurs joueurs du monde sans une petite "carotte" comme on dit.

L'Equipe de France progresse à grand pas et il suffit de regarder les résultats engrangés ces derniers mois. Pi Hongyan, toujours dans le top 5 mondial, une médaille de bronze aux mondiaux en poche, Brice Leverdez dans le top 40, nos jeunes pousses brillants lors de compétitions internationales. Et malgré celà le badminton a toujours autant de mal à attirer les foules. La faute à la presse qui ne relate que très rarement les exploits de nos joueurs et à la télévision qui rechigne à diffuser notre sport favori. Sport+ n'y consacre qu'une faible part de sa programmation et sur les chaînes nationales, on a droit qu'a quelques minutes ! Difficile après çà de trouver les sponsors pour les grands rendez-vous qui se déroulent sur notre sol.

Un temps prévu à Bercy, les organisateurs des Mondiaux (la fédération) ont dû revoir leur copie et revenir à Coubertin, faute de sponsors suffisants pour couvrir les frais. Le Volant Club Toulousain, organisateur du Volant d'Or, en a fait également l'amère expérience. L'explosion des coûts d'organisation liés à la difficultés à décrocher ou à conserver des partenaires ont eu raison d'une manifestation qui a fait ses preuves. Le club était en danger et il fallait faire un choix. On espère tous au fond de nous que le Volant d'Or revienne au plus vite et on attend toujours un petit coup de pouce pour que le badminton soit réellement pris au sérieux. Difficile d'enlever l'étiquette de sport de plage. Mais que faut-il faire pour que l'on soit regardé d'une autre manière ? On pensait que les Championnats du Monde pourraient l'être mais sans diffuseur, l'évènement mondial risque une fois de plus d'être des plus discrets.
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