L'idée de parler de ce que peuvent gagner nos meilleurs représentants a germé suite un récent article du Monde qui avait demandé à Pi Hongyan et Laura Choinet ce qu'elles gagnaient en jouant au bad.
Ce matin, j'ai entendu que Luis Fernandez allait toucher 400 000 € pour entrainer l'équipe d'Israel. Un montant astronomique qui choque pas mal d'entre nous mais le foot est connu pour son tro plein d'argent dépensé à tort et à travers. En ce qui concerne le bad on est bien loin des sommes engrengées dans le tennis surtout quand on ne fait pas partie du top 10 international. Pour les tournois super series (il y en a 12 chaque saison), la dotation minimum est de 200 000 $. Mais c'est pas ce que touche le vainqueur du simple hommes. En réalité il touche 16 ooo $, sa confrère chez les dames 13 800 $. Et oui, il y a tout un barème expliqué dans le tableau ci-dessous.
| Tour | Simple homme | Simple dame | Double hommes | Double dames | Double mixte |
|---|---|---|---|---|---|
| Champion | 8% | 6.9% | 7.2% | 6.1% | 5.8% |
| Finaliste | 3.2% | 2.76% | 2.88% | 2.44% | 2.2% |
| Demi-finales | 1.28% | 1.1% | 1.15% | 0.975% | 0.875% |
| Quarts de finale | 0.5% | 0.44% | 0.5% | 0.5 | 0.5 |
| Après 16e de finale | 0.3% | 0.25% | 0.4% | 0.4% | 0.35% |
| Après 32e de finale | 0.15% | 0.3% | 0.3% | 0.3% | 0.25% |
Pour les tournois internationaux du style "grand prix" la prime à se partager se situe aux alentours de 120 000 $, alors à moins d'être dans le top 10, il faut pas s'attendre à pouvoir dépenser sans compter. D'où l'indispensable chasse aux sponsors. Mais le bad étant peu présente dans les médias, les sponsors ne se bousculent pas. Et tant que l'anomymat du bad perdurera sur le territoire, on n'en sortira pas ! On s'en aperçoit quand on recherche des partenaires pour son club de bad.
Dans son interview, Pi Hongyan évoquait ce que ses sponsors ou son club lui apportait. On peut pas parler de contrat en or, c'est sûr ! 500 € par mois pour Babolat, son équipementier, mois de 1 000 € pour Bordeaux St Bruno. Avec les primes glanées çà et là en tournois, pas de quoi faire des folies d'où la necessité de préparer "l'après bad". Laura Choinet, qui termine ses études de kiné l'a bien compris. Pour un badiste, même de haut niveau, il est impératif d'avoir un métier à côté. Le bad ne paie pas ou pas encore ! Peut-être faut-il plus de performances Françaises. Car mis à part Pi Hongyan, le bad Français doit encore percer...









